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Michael Seegmuller

La recyclabilité n’est pas la partie difficile du PPWR. C’est le contenu recyclé.

Ce que les transformateurs d’emballages flexibles doivent faire dès maintenant pour être prêts pour 2030

Michael Seegmuller

Responsable de segment, Film & Lightweight, Ultrapolymers


Pour la plupart des transformateurs d’emballages flexibles, concevoir une structure recyclable est réalisable. Le contenu recyclé est la tâche plus difficile. Il faut sécuriser suffisamment de matière recyclée post-consommation (PCR), la faire fonctionner sur vos lignes et prouver que le film conserve des performances compétitives, avec un approvisionnement sur lequel vous pouvez compter. Ce travail doit commencer dès maintenant.

En bref

  • À partir de 2030, les emballages mis sur le marché de l’UE devront atteindre une classe de recyclabilité C ou supérieure, et les emballages plastiques devront contenir une part minimale de plastique recyclé post-consommation.
  • Pour les films, les minima clés sont de 35 % pour la plupart des emballages plastiques et de 10 % pour les emballages sensibles au contact, comme les emballages alimentaires, qui ne sont pas fabriqués en PET.
  • Le contenu recyclé dépend de l’ensemble de la formulation. Une qualité contenant 70 % de PCR, utilisée à 30 % dans le film, donne environ 21 %.
  • Les règles de calcul ne sont pas définitives, et la date de 2030 pourrait être repoussée de quelques mois. Le développement et la validation prennent plus de temps que cela, donc attendre constitue le plus grand risque.

Pourquoi 2030 est plus proche qu’il n’y paraît

Mettre au point une solution prête pour 2030 semble laisser beaucoup de temps ; pourtant, ce n’est pas le cas. Durant cette période, un transformateur doit sélectionner les matériaux, sécuriser l’approvisionnement, mener des essais et valider la structure finale, tout en conservant l’aptitude au process et les performances attendues par le client.

La plupart des producteurs de films à qui je parle savent que le PPWR arrive. L’incertitude se situe plus en aval. Je me suis récemment rendu chez un grand producteur de revêtements par extrusion fabriquant des laminés papier et aluminium, et leur message était clair. Pour l’instant, rien n’a changé pour eux, et beaucoup de leurs clients ne veulent pas modifier une structure qui fonctionne. Le risque est que les donneurs d’ordre attendent, puis demandent quelque chose de différent presque du jour au lendemain. Les transformateurs seraient alors confrontés à une vague de demandes avec trop peu de temps pour développer et valider des solutions.

Que requiert le PPWR ?

Le règlement sur les emballages et les déchets d’emballages (PPWR), règlement (UE) 2025/40, remplace l’ancienne directive sur les emballages par un ensemble unique de règles pour tous les emballages mis sur le marché de l’UE. Il est entré en vigueur le 11 février 2025 et s’applique depuis le 12 août 2026. Certaines obligations sont déjà en place, notamment les limites de PFAS dans les emballages en contact avec les aliments et l’obligation d’une déclaration de conformité. Les exigences qui vont remodeler les structures de films arrivent plus tard.

Pour les producteurs de films, deux exigences sont les plus importantes. Toutes deux doivent s’appliquer à partir du 1er janvier 2030.

• Recyclabilité. Les emballages doivent être conçus pour le recyclage et atteindre une classe de recyclabilité A, B ou C. La classe C signifie au moins 70 % recyclable en poids. Les emballages en dessous de ce seuil ne peuvent pas être mis sur le marché. À partir de 2038, seules les classes A et B (au moins 80 %) seront autorisées, donc une structure qui atteint à peine la classe C a une durée de vie courte. Les critères détaillés de conception pour le recyclage doivent être publiés avant le 1er janvier 2028.

• Contenu recyclé. La partie plastique de l’emballage doit contenir une part minimale de plastique recyclé. Seul le matériau récupéré à partir de déchets post-consommation est pris en compte. La matière post-industrielle, comme les chutes de production, ne l’est pas.

Le minimum dépend du type d’emballage :

ppwr-recycled-content-targets-2030-2040

Trois détails comptent en pratique :

• Le minimum n’est pas une moyenne à l’échelle de l’entreprise. Il est fixé par type et format d’emballage, et calculé comme une moyenne par site de production et par an.

• Certains emballages sont exemptés. Par exemple, les emballages plastiques compostables, les emballages en contact direct avec des médicaments, les emballages sensibles au contact pour les aliments destinés uniquement aux nourrissons et aux jeunes enfants, ainsi que toute partie plastique représentant moins de 5 % du poids total de l’emballage.

• La méthode et la date ne sont pas définitives. La Commission européenne doit établir la méthode de calcul et de vérification du contenu recyclé d’ici le 31 décembre 2026. Les objectifs s’appliquent ensuite à partir du 1er janvier 2030, ou trois ans après l’entrée en vigueur de la méthode si cette date est postérieure. Un appel à contribution s’est clôturé en septembre 2026, et certains acteurs du secteur s’attendent à un report. Vérifiez la méthode définitive lorsqu’elle sera publiée plutôt que de vous fier aux pourcentages mis en avant.

La première étape consiste donc à déterminer dans quelle catégorie se situe chacun de vos emballages.

Les deux exigences sont liées, mais distinctes. Un emballage peut être recyclable sans contenir de matériau recyclé, et l’ajout de PCR ne rend pas un emballage recyclable. Les transformateurs doivent résoudre les deux.

Quelles structures sont les plus exposées

Les structures qui nécessitent l’examen le plus attentif sont celles qui associent des matériaux qu’il est difficile de séparer après usage.

Le film aluminium laminé aux polyoléfines est le cas le plus évident. Plus tôt cette année, j’ai visité un producteur de barquettes pour aliments pour animaux réalisées de cette façon. La couche d’adhérence fait exactement ce pour quoi elle est conçue : rendre les deux matériaux indissociables. La structure fonctionne très bien. Mais l’adhérence qui la rend efficace est aussi ce qui lui est défavorable lors de l’évaluation de la recyclabilité. Une fine couche métallisée est généralement traitée avec plus de souplesse que le film aluminium dans les lignes directrices actuelles de conception pour le recyclage, mais elle doit tout de même être vérifiée.

Les structures qui associent différentes chimies polymères nécessitent elles aussi un examen approfondi. L’ajout d’une couche supérieure en PET pour l’imprimabilité ou la brillance introduit une seconde chimie dans une structure polyoléfine. Les sachets pour purées de fruits pour enfants en sont l’exemple évident : généralement en polyester à l’extérieur, parfois avec une couche métallisée à l’intérieur. Chacun de ces choix est rationnel en soi. Ensemble, ils compliquent le recyclage.

Les laminés à base de papier sont dans une meilleure situation que beaucoup ne le pensent. Le papier dispose de filières de collecte et de recyclage mûres, et la fibre de papier est plus facile à séparer d’un laminé que deux plastiques liés entre eux. Les minima de contenu recyclé ne s’appliquent qu’à la partie plastique d’un emballage, et une partie plastique représentant moins de 5 % du poids total de l’emballage est exemptée. La classe de recyclabilité dépendra néanmoins de la quantité de plastique ou d’aluminium portée par le papier.

Lorsqu’une barrière est indispensable, la solution pratique consiste à maintenir les composants minoritaires à un niveau suffisamment faible pour que le film soit encore considéré comme monomatériau. Les lignes directrices actuelles du secteur, comme RecyClass, acceptent l’EVOH dans un film en polyéthylène jusqu’à 5 % en poids, lorsqu’il est utilisé avec une couche d’adhérence adaptée. Le polyamide est traité plus strictement, et la plupart des grades sont classés comme non compatibles. Les critères du PPWR peuvent différer lorsqu’ils seront publiés, il faut donc considérer ces chiffres comme indicatifs.

Je m’attends à ce que les couches d’adhérence restent vierges. Elles ne sont généralement utilisées que comme composant mineur du film, donc il y a peu d’intérêt à développer une couche d’adhérence recyclée spécifiquement pour augmenter la teneur globale en contenu recyclé. Techniquement, du PE PCR ou du PP PCR pourraient être modifiés pour produire un matériau de couche d’adhérence, mais ce matériau recyclé sera probablement plus utile dans l’une des couches principales du film.

Le contenu recyclé : le plus grand défi

Parmi tous les sujets liés au PPWR, la sécurisation du contenu recyclé post-consommation est celui qui suscite le plus d’inquiétudes, à ce que j’entends.

Films techniques : une voie pratique aujourd’hui

Pour les emballages non sensibles au contact, tels que le film étirable et le film de protection, le PCR recyclé mécaniquement est déjà une option viable. Les sacs-poubelle et les films agricoles utilisent des matières recyclées depuis des années. Ils ne sont généralement pas classés comme emballages, donc les minima du PPWR ne s’y appliquent pas, mais l’expérience de transformation est transposable.

Choisir une qualité de PCR n’est pas seulement une décision d’achat. Il faut le bon type de polymère et le bon indice de fluidité à chaud, et les films minces sont sensibles aux gels et aux impuretés. Toute modification peut affecter les performances mécaniques et la stabilité de transformation, de sorte que la qualité doit être testée dans votre propre structure.

L’approvisionnement compte autant que les performances. Une qualité qui fonctionne lors d’un essai court ne suffit pas. Une matière variable entraîne des arrêts, des problèmes de qualité et une baisse de rendement, ce qui peut rendre le PCR non rentable. La question n’est pas seulement : « Pouvons-nous fabriquer ce film avec du PCR ? » Elle est aussi : « Pouvons-nous le fabriquer de manière régulière, à grande échelle, avec un approvisionnement fiable ? »

Une qualité à 70 % de PCR ne vous donne pas un film à 70 % de PCR

La contribution d’une qualité dépend de la quantité que vous en utilisez. Ajoutez une qualité contenant 70 % de PCR à 30 % de la formulation, et le film contient environ 21 % de contenu recyclé, pas 70 %. Pour atteindre le minimum de 35 % avec la même qualité, elle devrait représenter la moitié du film.

Le PCR devient donc un exercice de formulation. Il faut décider dans quelle couche il va et à quel taux d’incorporation, si cette couche peut le tolérer, et si le film respecte toujours son cahier des charges.

L’un de nos clients produit un film à bulles en trois couches pour l’emballage de protection. Il pourrait réaliser un mélange à sec de PCR sur l’ensemble du film, ou l’intégrer dans la couche la moins sensible, comme la couche intermédiaire. Dans tous les cas, il doit vérifier l’indice de fluidité, les gels et les propriétés finales. Pour des films techniques comme celui-ci, le changement peut être relativement simple, tant que le film respecte toujours son cahier des charges.

Le contact alimentaire est plus difficile

Les emballages sensibles au contact doivent respecter à la fois le PPWR et les règles de sécurité relatives au contact alimentaire. Le PET a un avantage. En Allemagne, par exemple, le système de consigne pour les bouteilles crée quelque chose de proche d’une boucle fermée. Pour les autres polymères, les déchets post-consommation proviennent de sources mixtes et non contrôlées. Les règles de l’UE sur les plastiques recyclés destinés au contact alimentaire (règlement (UE) 2022/1616) rendent difficile l’utilisation de matière recyclée mécaniquement issue de ces flux en contact direct avec les aliments.

Aujourd’hui, les fabricants d’emballages alimentaires avec lesquels je travaille utilisent encore des matières 100 % vierges. Deux voies sont possibles pour atteindre le minimum de 10 % :

  • PCR derrière une barrière fonctionnelle. Dans un film alimentaire à cinq ou sept couches, le PCR pourrait potentiellement être placé dans une couche externe, avec les couches barrière entre lui et l’aliment. Il faut démontrer que la structure empêche les contaminants d’atteindre l’aliment. Une barrière à l’oxygène ne le prouve pas à elle seule. Je n’ai pas encore vu de fabricant d’emballages alimentaires procéder ainsi, surtout parce que cela n’est pas encore obligatoire.
  • Matériau recyclé chimiquement. Cela peut produire une matière proche de la qualité vierge, mais la disponibilité est limitée et les coûts sont plus élevés que pour le recyclage mécanique. La manière dont ce matériau sera pris en compte dans le cadre du PPWR reste encore à décider. Des règles de bilan massique existent désormais pour les bouteilles de boissons à usage unique dans le cadre d’une autre législation de l’UE, mais la Commission n’a pas confirmé que le PPWR adoptera la même approche.

Les plastiques biosourcés et bio-attribués ne constituent pas aujourd’hui une voie vers l’objectif. Le PPWR comptabilise le plastique recyclé, pas la matière première renouvelable. Cela pourrait changer. D’ici le 12 février 2028, la Commission doit examiner les plastiques biosourcés au titre de l’article 8, y compris la question de savoir s’ils pourraient être comptabilisés lorsqu’aucune technologie de recyclage adaptée au contact alimentaire n’est disponible.

Les deux voies de recyclage nécessitent une évaluation attentive pour chaque structure. Mon conseil est de ne pas attendre qu’une future technologie résolve tout. Évaluez dès maintenant les structures possibles, restez proches de vos fournisseurs et suivez l’évolution des règles au fur et à mesure.

Ce que les transformateurs doivent faire maintenant

  1. Examinez votre portefeuille. Identifiez les structures les plus susceptibles de poser des problèmes de recyclabilité, comme celles contenant du film aluminium, de la métallisation ou des polymères mixtes.
  2. Confirmez la catégorie PPWR de chaque emballage, ainsi que l’éventuelle application d’une exemption. Le minimum de contenu recyclé est évalué par type et format d’emballage, et non sur l’ensemble de votre portefeuille.
  3. Identifiez où le PCR est réaliste. Commencez par les applications où le contenu recyclé peut être introduit avec un risque technique et commercial maîtrisable.
  4. Réexaminez votre processus de validation avant d’introduire du PCR. Ne présumez pas qu’une matière atteignant l’objectif de contenu recyclé se comportera comme la matière vierge qu’elle remplace. Vérifiez le comportement au process, y compris la variabilité de l’indice de fluidité et les gels, ainsi que les exigences d’usage final telles que la résistance, le scellage, l’aspect et les performances barrière.
  5. Testez la chaîne d’approvisionnement. Discutez du volume, de la constance et de la traçabilité avec les fournisseurs avant de vous engager, et demandez quelles preuves d’origine post-consommation ils peuvent fournir. Ne vous limitez pas aux quantités de lancement. L’approvisionnement peut-il soutenir la croissance, une adoption plus large et les minima plus élevés de 2040 ?
  6. Impliquez les donneurs d’ordre dès le début. Ils s’attendront à la même durée de conservation, au même aspect et aux mêmes performances qu’aujourd’hui, alors discutez-en avant qu’une nouvelle spécification ne devienne urgente.

Comment Ultrapolymers peut aider

Aucun matériau unique ne « résout le PPWR ». Chaque structure implique plusieurs décisions relatives aux matériaux et aux performances, c’est pourquoi nous examinons l’ensemble de la formulation.

Notre équipe de développement commercial dédiée aux films travaille chaque jour avec des transformateurs et des fournisseurs dans toute l’Europe. Notre portefeuille couvre :

  • des polyoléfines vierges ;

  • des polyoléfines PCR pour des applications de films techniques adaptées ;

  • des couches d’adhérence ;

  • de l’EVOH et d’autres matériaux barrière ;

  • des matériaux pour les développements monomatériaux et de conception pour le recyclage.

Nous fournissons également un appui technique lors de la sélection des matériaux et des essais.

Nous pouvons déjà vous aider à ajouter du PCR aux films non sensibles au contact afin de viser les objectifs de 2030. Nous pouvons également fournir des matériaux pour des emballages alimentaires recyclables monomatériaux. Nous ne proposons pas actuellement de PCR homologué pour le contact alimentaire, et nous serons toujours honnêtes sur ce qui est possible pour votre application.

Commencez maintenant

Mon conseil est simple. Ne considérez pas 2030 comme le moment où le changement commence. D’ici 2030, vos structures, vos matériaux et vos chaînes d’approvisionnement doivent être validés. Les transformateurs qui commencent dès maintenant à évaluer les options auront plus de flexibilité que ceux qui attendent que les clients imposent la discussion.

Reach out to Michael with your questions

Reviewing your film structures or looking to trial PCR? Michael and the film team can help.

Michael Seegmuller

Michael Seegmüller

Segment Leader, Film & Lightweight, Ultrapolymers

FAQ PPWR

Quand les objectifs de contenu recyclé du PPWR s’appliquent-ils ?

À partir du 1er janvier 2030, ou trois ans après l’entrée en vigueur de la méthode de calcul de la Commission, si cette date est postérieure. Des objectifs plus élevés s’appliquent à partir de 2040.

Quels sont les objectifs de contenu recyclé du PPWR pour les emballages plastiques ?

À partir de 2030, la teneur minimale en plastique recyclé post-consommation est de 35 % pour la plupart des emballages plastiques, de 10 % pour les emballages sensibles au contact non fabriqués en PET, et de 30 % pour les emballages sensibles au contact principalement fabriqués en PET. À partir de 2040, ces valeurs passent à 65 %, 25 % et 50 %. Les bouteilles de boissons en plastique à usage unique ont des objectifs distincts.

Les matières recyclées post-industrielles sont-elles comptabilisées dans les objectifs du PPWR ?

Non. Seul le plastique récupéré à partir de déchets post-consommation est pris en compte.

Le contenu recyclé est-il la même chose que la recyclabilité ?

Non. Un emballage peut être recyclable sans contenir de matière recyclée, et l’ajout de contenu recyclé ne rend pas un emballage recyclable. Le PPWR établit des exigences distinctes pour chacun.

Puis-je utiliser du plastique recyclé dans les emballages alimentaires dans le cadre du PPWR ?

Oui, mais uniquement lorsque la matière recyclée respecte également les règles européennes relatives au contact alimentaire. Le PET recyclé de qualité alimentaire est bien établi. Pour les autres polymères, les voies possibles incluent le PCR derrière une barrière fonctionnelle ou une matière recyclée chimiquement. Les deux doivent être évaluées pour chaque structure.

Les plastiques biosourcés ou bio-attribués comptent-ils dans les objectifs de contenu recyclé du PPWR ?

Non. Les objectifs concernent le plastique recyclé, et non la matière première renouvelable. Les matériaux biosourcés et bio-attribués peuvent réduire l’utilisation de ressources fossiles, mais ils ne comptent pas dans les minima obligatoires de contenu recyclé. La Commission doit examiner le rôle des plastiques biosourcés d’ici le 12 février 2028.

Qu’est-ce qu’un film monomatériau ?

Un film entièrement ou principalement constitué d’une seule famille de polymères, comme le polyéthylène, de sorte qu’il puisse être recyclé dans ce flux. De petites quantités de couche d’adhérence ou de matériau barrière, comme l’EVOH, peuvent néanmoins être utilisées.

Que signifie la conception pour le recyclage ?

Concevoir des emballages de manière qu’ils puissent être collectés, triés et recyclés en pratique. Dans le cadre du PPWR, les emballages sont classés selon leur recyclabilité, et les emballages en dessous de la classe C ne peuvent pas être mis sur le marché de l’UE à partir de 2030.

Qu’est-ce que RecyClass ?

RecyClass est une initiative sectorielle qui publie des lignes directrices de conception pour le recyclage et des méthodes d’évaluation de la recyclabilité des emballages plastiques. De nombreux transformateurs utilisent ses recommandations lorsqu’ils repensent leurs structures pour le PPWR.

Le PPWR s’applique-t-il aux entreprises britanniques ?

Le PPWR s’applique aux emballages mis sur le marché de l’UE, il concerne donc les producteurs britanniques qui vendent dans l’UE. Une grande partie s’applique également en Irlande du Nord dans le cadre du cadre de Windsor. Les emballages vendus en Grande-Bretagne relèvent des règles britanniques telles que la taxe sur les emballages plastiques et la responsabilité élargie du producteur (REP) pour les emballages.

À propos de l’auteur

Chimiste de formation, Michael Seegmuller a occupé des fonctions techniques et commerciales dans l’ensemble de l’industrie des plastiques, notamment dans la gestion de produits, les ventes et le développement commercial. Il dirige le segment Film & Lightweight d’Ultrapolymers, en travaillant avec des transformateurs, des donneurs d’ordre et des fournisseurs de polymères sur l’innovation en matière d’emballage, la conception pour le recyclage et la transition vers la conformité au PPWR.

Cet article reflète la situation réglementaire en octobre 2026. Il s’agit d’un guide général et non d’un avis juridique.


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